Gestion de l’enseignement primaire, Madagascar

Researchers:
Trang Van Nguyen
Gerard Lassibille
Eugenie W. H. Maïga
Jee-Peng Tan
Cornelia Jesse
Location:
Rural Madagascar
Sample:
3 774 écoles primaires publiques
Chronologie:
2005 - 2007
Target group:
  • Primary schools
  • Students
  • Teachers
  • Rural population
Outcome of interest:
  • Enrollment and attendance
  • Student learning
Intervention type:
  • Community monitoring
  • In-kind transfers
AEA RCT registration number:
AEARCTR-0001763

Partners:

  • Government of Madagascar Ministry of Education

Policy issue

Si les efforts visant à faciliter l’accès à l’enseignement dans les pays en développement semblent avoir atteint leurs objectifs, il n’en est pas de même pour le niveau de compétence et d’instruction des élèves. Le débat reste ouvert quant à la meilleure façon d’améliorer la qualité de l’enseignement : une démarche "top-down" est-elle plus efficace qu'un contrôle des parents? Les démarches "top-down" peuvent aider les administrateurs à mieux superviser leurs établissements, lorsqu'ils sont dotés des outils nécessaires.  Encore faut-il qu’ils soient incités à le faire.  Les incitations déployées par l’administration sont sans doute plus adaptées à la dimension quantitative qu’à l’aspect qualitatif des services éducatifs car les améliorations de la qualité sont plus diffuses et difficiles à vérifier.  Ces incitations peuvent avoir des effets pervers, tels que se retrouver avec un grand nombre d’élèves dans les salles de classes et que ceux-ci n’apprennent rien. La responsabilisation au niveau local pourrait permettre d'améliorer les résultats scolaires, si l'on est capable de déterminer les facteurs qui permettent de s’appuyer sur la participation des bénéficiaires pour optimiser l’enseignement fourni.

Context of the evaluation

Les 2,7 millions d’enfants de l’île sont répartis dans 15.000 établissements publics primaires. En dépit de l’augmentation significative du nombre d’inscriptions à l’école primaire dans la foulée des réformes lancées par le gouvernement de Madagascar en 2002 – et grâce au soutien financier international – l’allocation des ressources reste inefficace et la meilleure dotation en ressources ne se traduit que rarement dans les performances des élèves. Seuls 63 % des élèves de cinquième année réussissent l’examen de fin de cycle primaire, examen qui sanctionne le niveau minimal en langue et en mathématiques censé être acquis à ce niveau de scolarité. Les administrateurs de district ne sont soumis que tous les trois  ans à une évaluation de performance et les responsables de sous-district ne sont que rarement exposés à des menaces de sanctions ou de renvoi.

Researchers, in collaboration with the Ministry of Education in Madagascar, ran a randomized experiment in 3,774 primary schools in 30 public school districts. Photo: Artush | Shutterstock.com

Details of the intervention

Researchers, in collaboration with the Ministry of Education in Madagascar, ran a randomized experiment in 3,774 primary schools in 30 public school districts. These districts represented all geographic areas in the country, but were focused on schools with the higher rates of grade repetition.

All district administrators in treatment districts received operational tools and training that included forms for supervision visits to schools, and procurement sheets for school supplies and grants (district-level intervention). In some of these schools, the subdistrict head was also trained and provided with tools to supervise school visits, as well as information on the performance and resource level at each school (subdistrict-level intervention).

Lastly, several districts also introduced a school level intervention which involved parental monitoring through school meetings. Field workers distributed a ‘report card’ to schools, which included the previous year’s dropout rate, exam pass rate, and repetition rate. Two community meetings were then held, and the first meeting resulted in an action plan based on the report card. One example of the goals specified in the action plans was to increase the school exam pass rate by 5 percentage points by the end of the academic year. Common tasks specified for teachers included lesson planning and student evaluation every few weeks. The parent’s association was expected to monitor the student evaluation reports which the teachers were supposed to communicate to them. These tools allowed parents to coordinate on taking actions to monitor service quality and exercise social pressure on the teachers.

Intervention By Group:

Group Districts Subdistricts Schools Description of intervention
Comparison 15 207 1721 No intervention
Treatment 1 15 170 1314 District-level intervention
Treatment 2 15 89 436 District and subdistrict-level intervention
Treatment 3 15 89 303 District, subdistrict, and school-level intervention

Results and policy lessons

Impact de la démarche "top-down" : les interventions ciblées aux niveaux district et sous-district eurent un effet marginal sur les comportements des administrateurs ainsi que sur les élèves sous leur responsabilité. Même les outils mis à disposition – formulaires pour les visites d’inspection dans les établissements, fiches d’achats pour les fournitures scolaires et subventions – ont été utilisés par 90 % des responsables de sous-district et par plus de 50 % des responsables de district, les écoles n'ont pas été beaucoup plus inspectées que celles du groupe témoin.  Les enseignants des deux groupes n'ont pas plus planifiés leurs leçons et aucune amélioration des résultats aux examens n’a été notée dans les deux années qui ont suivi le programme.

Impact de la démarche "bottom-up" : les interventions au niveau des écoles se sont traduites par une nette amélioration du comportement du corps enseignant.  Les instituteurs étaient en moyenne 0,26 écarts types plus susceptibles de préparer des programmes de travail quotidiens et hebdomadaires et d’en parler avec leur directeur, tandis que les résultats aux examens se sont avérés 0,1 écart-type supérieurs à ceux du groupe témoin dans les deux années qui ont suivi la mise en œuvre du programme. En outre, le taux d’assiduité des élèves a augmenté de 4,3 % par rapport à un taux d’assiduité moyen de 87 % pour le groupe témoin, même si on n'a constaté aucun progrès du côté de l’assiduité des enseignants ou de la communication avec les parents d’élèves.

Lassibille, Gérard, Jee-Peng Tan, Cornelia Jesse, and Trang Van Nguyen. 2010. "Managing for Results in Primary Education in Madagascar: Evaluating the Impact of Selected Workflow Interventions." The World Bank Economic Review 24(2):303-29.

Glewwe, Paul, and Eugenie Maiga. 2011. "The Impacts of School Management Reforms in Madagascar: Do the Impacts Vary by Teacher Type?" Journal of Development Effectiveness 3(4): 435-89.